Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Boubacar Camara, a effectué, ce mardi matin, sa traditionnelle tournée de supervision du baccalauréat 2026. Du centre spécial de l’Office du baccalauréat au lycée Blaise Diagne, avant de terminer sa visite à l’Université Amadou Hampâté Bâ, le ministre a constaté des conditions d’organisation jugées satisfaisantes. Il a salué la mobilisation de l’ensemble des acteurs, les innovations introduites dans la gestion de l’examen et réaffirmé la volonté de l’État de moderniser progressivement le premier diplôme universitaire.
Dès les premières heures de la matinée, le coup d’envoi officiel des épreuves du baccalauréat 2026 s’est déroulé sous le signe de la sérénité. Accompagné des autorités administratives, académiques, de représentants des parents d’élèves et des relais communautaires, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Boubacar Camara, a parcouru les centres d’examen afin de s’assurer du bon déroulement des opérations.
La délégation a d’abord marqué un arrêt au centre spécial de l’Office du baccalauréat destiné aux candidats à mobilité réduite ou nécessitant un dispositif particulier de surveillance. Le ministre a salué les efforts consentis pour garantir à ces candidats des conditions de composition adaptées. Selon lui, ces jeunes, malgré les difficultés auxquelles ils sont confrontés, démontrent une détermination exemplaire qui mérite d’être encouragée.
La tournée s’est ensuite poursuivie au lycée Blaise Diagne, choisi pour le lancement officiel de cette session. Dans les différentes salles visitées, les candidats, concentrés sur les épreuves de philosophie et de mathématiques, évoluaient dans une atmosphère calme sous la vigilance des surveillants et des présidents de jury.
Des conditions réunies pour un examen serein
Au terme de la visite, Dr Boubacar Camara s’est dit satisfait des dispositions observées sur le terrain. « Les conditions d’organisation de l’examen sont excellentes. Nous avons rencontré le proviseur, les présidents de jury ainsi que l’ensemble du personnel. Les candidats composent dans de bonnes conditions », a-t-il indiqué. Pour le ministre, le baccalauréat demeure une étape déterminante dans le parcours des élèves. « C’est le premier diplôme universitaire. Nous sommes venus accompagner et encourager les candidats afin qu’ils abordent ces épreuves avec confiance », a-t-il souligné.
Le responsable du département de l’Enseignement supérieur a également rappelé les performances enregistrées récemment au baccalauréat technique, dont les résultats affichent une progression de près de 20 % par rapport à l’année précédente. Une évolution qu’il considère comme le signe d’une amélioration progressive de la qualité des enseignements. Sans remettre en cause les fondements de cet examen, le ministre a annoncé qu’une réforme est en préparation. Celle-ci, a-t-il précisé, préservera « la quintessence » du baccalauréat tout en l’adaptant aux exigences actuelles de l’enseignement supérieur et du marché du travail.
La digitalisation au cœur des innovations
L’une des principales innovations saluées par les autorités concerne la poursuite de la digitalisation de l’organisation du baccalauréat. Selon Dr Boubacar Camara, la dématérialisation des convocations, la suppression des supports physiques de transmission des données ainsi que la création d’espaces numériques personnels pour les différents acteurs renforcent la transparence et la sécurité du processus. « Nous avançons progressivement vers une organisation entièrement digitalisée du baccalauréat », a expliqué le ministre, tout en précisant que cette modernisation ne remplacera jamais l’indispensable présence humaine dans la conduite de l’examen.
Il a, par ailleurs, rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité, aux présidents de jury, aux enseignants, aux autorités administratives, aux parents d’élèves ainsi qu’à tous les services de l’État ayant contribué à la bonne organisation de cette session. Autre motif de satisfaction, la progression constante de la scolarisation des filles. Le ministre a relevé que la répartition nationale tourne désormais autour de 60 % de filles contre 40 % de garçons. Une évolution qu’il juge encourageante pour l’avenir de l’enseignement supérieur, estimant que l’instruction des jeunes filles produit des effets positifs sur les familles et sur le développement du pays.
Une organisation saluée par les acteurs
L’inspecteur d’académie de Dakar, Cheikh Faye, a lui aussi dressé un bilan positif du démarrage des épreuves. L’académie de Dakar compte cette année 25 centres d’examen, 41 jurys principaux et 14 140 candidats. Les filles représentent près de 60 % des effectifs, tandis que la série L2 demeure la plus représentée. Il a également souligné le poids important des établissements privés, qui accueillent plus de la moitié des candidats de l’académie.
Selon lui, les différentes recommandations formulées en amont ont été correctement appliquées. Les candidats se sont présentés à l’heure et les rares absences parmi les surveillants restent liées à des cas de force majeure rapidement pris en charge. Cheikh Faye a particulièrement insisté sur les bénéfices de la plateforme « Portail Bac », qui a permis la dématérialisation des inscriptions, des paiements, de l’enrôlement des candidats et des convocations des correcteurs et des présidents de jury. À ses yeux, cette évolution simplifie considérablement le travail des organisateurs tout en renforçant la fiabilité du dispositif.
Au lycée Blaise Diagne, la proviseure et chef de centre, Lotta Dieng, a assuré que toutes les conditions avaient été réunies avant le lancement des épreuves. Les salles ont été préparées, les listes affichées et les 778 candidats répartis dans 31 salles. Aucun incident majeur n’a été enregistré au cours de cette première journée.
La visite ministérielle s’est achevée à l’Université Amadou Hampâté Bâ, où le recteur, Pr Ben Toguebay, a rappelé que son établissement accueille 1 303 candidats et met gratuitement à la disposition de l’Office du baccalauréat des salles destinées aux jurys et aux correcteurs. Un partenariat que le ministre a présenté comme l’illustration d’une coopération réussie entre les secteurs public et privé au service de l’éducation.




