À l’ouverture de la Réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a lancé depuis Dakar un appel solennel à la communauté internationale pour une action urgente et coordonnée face à la crise mondiale de l’eau et de l’assainissement.

Devant des délégations venues de plusieurs régions du monde, le Chef de l’État a rappelé que l’eau ne peut être réduite à une simple question sectorielle. Elle constitue, selon lui, un fondement essentiel de la dignité humaine, de la santé publique, de la stabilité sociale et du développement économique.

S’appuyant sur les chiffres des Nations Unies, le Président a dressé un constat alarmant : 2,2 milliards de personnes restent privées d’un accès à une eau potable sûre, 3,5 milliards ne disposent pas de services d’assainissement adéquats et près de 4 milliards connaissent une pénurie sévère d’eau au moins un mois par an. L’Afrique figure parmi les régions les plus touchées, avec 40 % de sa population sans accès à l’eau potable et plus de 70 % dépourvue de services d’assainissement de base, une situation qualifiée de « moralement inacceptable ».

Le Chef de l’État a également souligné l’impact du dérèglement climatique sur les ressources hydriques, évoquant sécheresses, inondations et montée des eaux. Face à ces défis, il a mis en garde contre le coût humain, économique et politique de l’inaction, appelant à placer l’eau au cœur de l’agenda climatique et de la solidarité internationale.

SN/SHN