Dakar a accueilli, le jeudi 29 janvier, l’édition 2025 de la Journée Nationale de l’Huître (JNH), organisée par le Réseau National des Acteurs de la Chaîne de Valeur des Huîtres du Sénégal (RENACVAH), avec l’appui du programme FISH4ACP mis en œuvre par la FAO. Placée sous le thème « Les huîtres du Sénégal : un levier d’autonomisation, d’innovation et de durabilité pour les communautés côtières », cette rencontre a réuni autorités, partenaires et acteurs de la filière autour de la valorisation de l’ostréiculture. Présidant la cérémonie aux côtés de Mme Bintia Stephen TCHICAYA, Coordinatrice du Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest et Représentante par intérim de la FAO au Sénégal, Dr Fatou DIOUF, ministre des Pêches et de l’Économie maritime, a réaffirmé l’ambition de l’État de faire de la filière huître une priorité stratégique et un symbole de croissance aquacole inclusive et de fierté nationale.

Placée sous le thème « Les huîtres du Sénégal : un levier d’autonomisation, d’innovation et de durabilité pour les communautés côtières », la Journée Nationale de l’Huître (JNH) 2025 a rassemblé à Dakar les autorités publiques, partenaires techniques et financiers, acteurs de la recherche, organisations professionnelles et communautés côtières autour d’une même vision : hisser la filière ostréicole au rang de pilier du développement durable.

Présidant la cérémonie, Dr Fatou Diouf, ministre des Pêches et de l’Économie maritime, a souligné l’importance stratégique que son département accorde à cette filière. « Cette journée illustre notre volonté commune de promouvoir une pêche et une aquaculture durables, inclusives et créatrices de valeur », a-t-elle déclaré, saluant l’engagement constant de la FAO aux côtés du Sénégal. Pour la ministre, l’huître dépasse sa dimension économique : elle constitue un puissant levier d’autonomisation, notamment pour les femmes fortement impliquées dans la collecte, la transformation et la commercialisation. « À travers cette filière, des milliers de ménages renforcent leurs revenus et améliorent leurs conditions de vie », a-t-elle rappelé.

Dr Fatou Diouf a également mis en exergue le rôle environnemental de l’ostréiculture, soulignant que les huîtres contribuent à la filtration naturelle de l’eau, à la restauration des mangroves et à la protection des écosystèmes estuariens. Inscrite dans la Vision Sénégal 2050 et la Lettre de politique sectorielle 2025-2029, la structuration de la filière figure parmi les priorités de l’État, avec des actions ciblées sur la mise à niveau sanitaire, le renforcement des capacités des femmes transformatrices, l’accès au financement et la conquête de nouveaux marchés. « Notre ambition est claire : faire de l’huître un produit de fierté nationale et un modèle de filière durable en Afrique de l’Ouest », a-t-elle conclu.

Prenant la parole, Mme Bintia Stephen Tchicaya, Coordinatrice du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, a rappelé que la JNH constitue un événement phare pour valoriser la chaîne de valeur des huîtres et renforcer sa visibilité. Elle a mis en lumière l’appui du programme FISH4ACP, financé notamment par l’Union européenne et le BMZ, qui a permis de structurer durablement la filière à travers une stratégie décennale 2021-2031. Parmi les acquis, elle a cité le renforcement des capacités des acteurs, l’amélioration de la gouvernance des GIE, la mise en place de dispositifs de contrôle sanitaire et la réalisation d’infrastructures de valorisation. La remise d’équipements et de subventions à plusieurs groupements témoigne, selon elle, de l’impact concret du programme sur les communautés.

Pour sa part, Khadim Tine, représentant du RENACVAH, a salué les avancées enregistrées grâce à l’accompagnement de l’État et de la FAO. Il a évoqué la modernisation des sites de production, l’implication accrue des universités dans la recherche scientifique, le recensement des acteurs et les actions de sensibilisation à la consommation locale. « L’huître est un produit naturel, local et sénégalais. Ayons la fierté de consommer ce qui vient de chez nous », a-t-il lancé, appelant à faire de l’ostréiculture une alternative durable face aux défis socio-économiques.

SN/SHN