Le Sénégal s’est illustré sur la scène internationale en recevant une distinction majeure lors de la 42e Assemblée de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI), qui s’est ouverte ce mardi à Montréal. Le pays s’est vu décerner le Certificat du Président du Conseil de l’OACI, récompensant ses progrès significatifs en matière de supervision de la sécurité de l’aviation civile.
La distinction a été remise au Ministre sénégalais des Transports terrestres et aériens, Monsieur Yankoba Diémé, par le Président du Conseil de l’OACI, M. Salvatore Sciacchitano, lors de la cérémonie d’ouverture officielle. Cette reconnaissance entre dans le cadre de l’initiative « Aucun pays laissé de côté », qui vise à soutenir les États membres dans la mise en œuvre des normes et pratiques recommandées par l’OACI.
Le Sénégal a fait un bond remarquable, passant d’un taux de mise en œuvre effective de 67 % en 2019 à 85 % en 2024, selon les résultats du dernier audit réalisé par l’OACI à travers l’Autorité nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM). Ce progrès dépasse largement le seuil de 15 % requis pour l’attribution du certificat.
Lors de son intervention, le ministre Yankoba Diémé a mis en avant les atouts stratégiques du Sénégal dans le domaine aérien. Il a souligné la position géographique privilégiée du pays, à la croisée des continents africain, européen et américain, ainsi que la qualité des infrastructures aéroportuaires, dont l’aéroport international Blaise Diagne, présenté comme un véritable moteur économique national.
M. Diémé a également insisté sur l’engagement du Sénégal en matière de sécurité, de sûreté, de facilitation et de conformité aux standards internationaux, créant ainsi un environnement attractif pour les compagnies aériennes et les investisseurs étrangers.
La 42e Assemblée de l’OACI, qui rassemble les 193 États membres et de nombreuses organisations internationales, se poursuit jusqu’au 3 octobre 2025. Elle a pour objectifs de façonner l’avenir de l’aviation civile internationale pour les trois prochaines années et d’adopter un Plan stratégique à long terme (2026-2050).




